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Cahetel


Fourrure

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Le ver

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Les glaçons

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Branches

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Nieve

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Would you

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Petits pas

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Pace

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Olive branch

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Wiki Star Shooting

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KN

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Endive

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Par JCC

L'endive est fade jusqu'à l'exubérance. En tant que vivante apologie herbacée de la fadeur, elle est l'ennemie de l'homme qu'elle maintient au rang du quelconque, avec des frénésies mitigées, des rêves éteints sitôt rêvés et même des pinces à vélo. L'homme qui s'adonne à l'endive est aisément reconnaissable : sa démarche est moyenne, la fièvre n'est pas dans ses yeux, il n'a pas de colère et sourit au guichet des Assedic. Il lit Télé 7 jours. Il aime tendrement la banalité. Aux beaux jours, il vote, légèrement persuadé que cela sert à quelque chose.

Pierre Desproges


Envie de peindre

Par x-latchatcha-x


Revenir, vivre enfin

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Revenir à quelque chose de plus simple, de plus essentiel. Je ne veux plus me perdre dans des choses inutiles, qui font mal, pleurer, qui me détruisent. J'ai besoin de respirer, je voudrais reprendre le temps de rêver, reprendre mon temps. J'aimerais ne plus avoir à m'enfermer pour fuir ces lances, ces moments difficiles. Je voudrais vivre un automne avec des vraies feuilles rouges, sentir le vent, ta main dans mes cheveux. Revenir à une simplicité. Savoir ce que c'est de ne plus se sentir en compétition, savoir ce que c'est de se lever le matin sans se dire que tu seras jugée, analysée, notée. Je ne veux plus faire ce que je n'aime pas. Je ne suis pas heureuse, je suis trop sensible pour tout ça. Je ne sais pas si je tiendrai. J'ai peur de vous décevoir. J'y ai tellement cru pourtant. Mais là je sens que je m'essouffle. Heureusement que tu es là pour me dire que rien ne s'arrête, que ce n'est pas grave de se tromper. J'aime ces mots que tu me dis, j'aime ces sourires que tu m'envoies. J'aime t'aimer. Merci de croire en moi.


XCIII. A une Passante

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;



Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son œil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.



Un éclair... Puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?



Ailleurs, bien loin d'ici ! Trop tard ! Jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !

Charles Beaudelaire


Famille Maillé-Brézé

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Breathe

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Mon pilote s’est envolé

Quand un orage passe dans l’âme, des spasmes qui secouent sans cesse le corps, le souffle coupé même si on le savait depuis le début. Cette tempête mortuaire, on la connait bien, elle en devient que pluS probable et plus familière. Un cyclone, torrent de larmes et de déception.
Et puis.
La colère? Non si peu.
Et puis?
Et puis tout devient plus clair, azur, limpide et désintéressé. On cicatrise et on n’a pas que ça a foutre.
Les Bleus ont gagné, l’équipe de handball est championne olympique.
Forgive and forget.
L’orage est passé, la nuit a été clémente. Les yeux secs, gonflés, bouffés par l’orgueil de tenir encore debout. On veut rester seule, le seul arbre de la forêt qui reste debout et fort après la foudre.
Tu sais, on t’a prévenu. Tu auras ta claque et tu n’auras d’autre choix que celui de réussir. On t’a lancé un défi, on en a un aussi, le même. Alors nous deux, nous n’avons plus d’autre issue que celle-ci.
On ne regrette rien, moi et mon corps. Tout a été beau, agréable et déchirant à la fois. Une véritable symphonie, une tragédie grecque, un Roméo et Juliette qui n’avaient pour seul ennemi et séparation que la pire : la géographie, la longue distance constituant la France entière.
Oh mais je ne m’inquiète pas, l’Armée est petite et on t’entendra encore, Verneau.
No Exit.
Forgive and forget.


Tu dis rien

Tu penses quoi toi?
Tu dis rien
En une heure, de tes bras
Souffler la colère du monde
Voyager, être là, sauver chacune des secondes
Et protéger du froid les idées sans confondre
Tu vois je rêve encore
Penser plus vite que mon ombre
Vois-tu je serai roi
Jusqu'à celui de ce monde
Te souviens-tu de moi
Et jusqu'au son de ma voix
Suis-je aussi maladroit
Et tristesse à la fois
Tu vois je rêve encore
Marcher plus vite que mes pas
Mais toi tu penses quoi? Tu dis rien
Soulager de tes bras douleur et poussière, mon ange
Au voleur de ta voix, plier chacune des phalanges
Me suggérer comme ça des yeux, du bout des doigts
Tout bas je rêve encore
Penser plus vite, je peux pas
Toi tu dis rien
Tu oublies
Tu penses à rien
Tu souris?
Qu'est-ce qu'on est bien, on oublie
On traverse le haut, nos bas s'épousent sans lieu sombre
Et toi tu penses quoi? Tu dis rien
Moi je veux m'arrêter si tu veux danser
Moi je veux bien tout quitter
Si tu veux bien t'approcher
Mais toi tu penses quoi? Tu dis rien.

Louise Attaque


Shall We Dance?


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